FIV ICSI 1 TEC 1 : récit accouchement et bilan 1 mois

Je comprendrais très bien que certaines passent leur chemin, mais G. mérite son épilogue.

29 aout, 40+4Sa, les jours se suivent et se ressemblent, qu’attend il celui là alors que ces frères étaient déjà sorti depuis presque une semaine ? Et puis à 16h30, plop, fissuration de la poche des eaux.

Depuis des semaines, j’angoissais sur ce nouvel accouchement, terreur de ne pas savoir quand aller à la maternité et de revivre un accouchement à domicile. Mais là, G. m’envoie le bon signe, on se prépare, on y va.

17h45, à l’arrivée, comme pour son ainé, monitoring avec quelques contractions éparses et non douloureuses, col à 3cm, c’est pas pour tout de suite. Par contre, petite nouveauté, ma tension était au plafond alors que je n’étais pas stressée, pas douloureuse. Maintenant que j’y pense, c’est vrai que j’ai les pieds qui ont gonflé depuis 2 jours (mis sur le compte de la chaleur) et que je vois des petits points noirs devant les yeux (mis sur le compte de la fatigue de fin de grossesse). Je gagne donc une prise de sang pour vérifier l’absence de pré éclampsie et une recherche de protéine dans les urines (qui reviendra limite).

19h : je suis dans ma chambre, je renvoie mon mari à la maison pour aider maman pour le bain et le repas des deux ainés. j’ai la flemme de marcher pour faire avancer le travail, je bulle en ayant toujours l’angoisse de ne pas avoir la péridurale si ça avance trop vite. Aucune contractions.

20h : je vais au bloc maternité et demande à être rééxaminée, 3cm, 4cm pour me faire plaisir. Un peu tôt pour la péri, ça risquerait de tout ralentir. La sage femme est adorable, elle me propose de marcher un peu et de revenir même si c’est dans 20 minutes et qu’on mettra la péri. Je me fixe 21h comme objectif et je passe l’heure suivant à marcher dans le couloir. Contractions toutes les 4 minutes tout pile dès que je me mets à marcher. Non douloureuse au départ. Mon mari me rejoint à 20h50, c’est le moment où je commence à devoir m’arrêter à chaque contraction.

21h : je retourne au bloc maternité, on m’installe, l’anesthesiste arrive, on me pose la péri. Ma tension est toujours au plafond. 21h40, péri posée.

22h : péri efficace, 5cm, plus aucune contraction sur le monito. Tension toujours élevée et le rythme de G. ralentit pas mal. On tente plusieurs positions pour améliorer son rythme mais il est toujours très bas. La sage femme va même jusqu’à lui chatouiller le crâne ce qui le relance. Mais je suis inquiète, tension haute, anomalie du rythme, je me vois partir en césarienne d’urgence sur souffrance foetale.

22h40 : alors que je n’ai eu aucune contraction depuis 40 minutes, bim, 3 coup sur coup et très douloureuses, la péri n’est pas efficace. je rappuie pour avoir une dose supplémentaire mais la douleur est étrange alors j’appuie en même temps sur la sonnette. La sage femme et la puer débarquent dans la seconde, j’ai dû mal à exprimer ce que je ressens : j’ai envie de pousser. Mais ce n’est pas possible, il y a 40 minutes j’étais à 5cm et depuis ça a été le calme plat. La sage femme m’examine, je lui dis que la contraction est vraiment vraiment douloureuse et elle me dit que dans 5 minutes je ne sentirais plus rien, bébé est là.

Branle bas de combat, ça court partout, on m’installe alors que je commence déjà à pousser (impossible de me retenir) et en 3 poussées, G. fait son entrée, il est 22h50.

Autant dire que si je n’avais pas fissuré la poche à la maison, on était bien reparti pour un accouchement à domicile…

Le séjour a la maternité a été marqué par ma tension qui a eu beaucoup de mal à redescendre, un petit G. qui a commencé à téter comme un champion et des premiers moments à 5 incroyables.

G. a aujourd’hui un mois, comme ses frères il n’échappe pas aux coliques et au RGO mais en version beaucoup plus light ce qui le rend plus confortable et nous avec.

Nous allons tous bien et profitons de ces premiers moments ensemble.

Merci la PMA, merci la médecine, merci la chance d’avoir permis à notre petit warrior de s’accrocher et d’y rester malgré toutes les péripéties du début de grossesse.

FIV ICSI 1 TEC 1 : le dénouement

Notre petit G. est arrivé jeudi 29 août, il est bien sûr parfait.

Nous prenons nos marques dans cette nouvelle vie à 5.

Je reviendrais vous raconter sa naissance.

Je pense bien à la blogo en le regardant, je remercie la médecine qui a une nouvelle fois permis ce miracle, je repense à ce petit embryon pas top qualité, à ce premier trimestre qui ne laissait pas vraiment de chance à un happy end. Mais il est là, mon petit warrior qui a défié toutes les statistiques.

FIV ICSI 1 TEC 1 : 32sa

Je lis chaque jour les nouveaux articles de la blogo pour lesquels je suis abonnée mais je n’ose poster. Pas grand chose à dire, quand on est plus dans les traitements ou l’attente, il se passe moins de choses. Et puis parler grossesse sur un blog de PMA, c’est un peu déroutant.

Je reviens juste donner des nouvelles de l’écho de 32sa qui s’est très bien déroulée. Notre 3ème bonhomme semble aller on ne peut mieux. L’estimation de 4Kg des 22sa a été revue un peu à la baisse. Estimation à 3,8kg à terme. Mais quand on pense que T. était estimé à 3,4kg et qu’il en faisait 3,8kg une semaine avant le terme, ça nous laisse une marge.

Je suis en congé patho depuis vendredi soir, première fois que je le prends alors que pour mon T. j’avais même fait une semaine de rab. Mais là, je ne m’en sentais pas capable. J’ai plus de 20 contractions (non douloureuses) par jour, ça ne modifie pas le col donc on est cool mais c’est quand même fatigant avec le rythme du travail et les deux ainés à la maison. Et puis mon dernier jour coïncidait avec l’apogée de la canicule par chez nous, je n’ai donc pas fait la fine bouche !

Demain c’est mon anniversaire, depuis 2014 je suis soit enceinte soit en traitement PMA à chaque anniversaire, je mesure tellement la chance que j’ai eu jusque là. Malgré la fausse couche, les injections, les échos, les examens et tout ce qui touche à la PMA, la famille dont je rêvais se construit. Il y aura toujours un décalage entre ce qu’imagine les autres et ce que je ressens vraiment de notre parcours. Nous étions à une fête avec des amis ce week-end, forcément j’ai 2 ainés de presque 4 ans et 18 mois et une grossesse bien avancée donc j’ai eu des réflexions (très gentilles, aucun propos désagréables, juste des constatations faites en fonction de leurs critères) sur le fait qu’on avait eu de la chance de pouvoir enchainer les grossesses aussi rapidement par choix. C’est vrai, mais ce n’est pas tellement comme elles le pensent. Et alors que je vis la même chose qu’elles, je ne peux m’empêcher d’avoir ce pincement au coeur en me disant que je ne suis pas normale et que ça ne fonctionne pas naturellement chez moi.

FIV ICSI 1 TEC 1 : 22sa

De retour pour vous donner des nouvelles.

Je n’avais rien posté suite à l’écho du placenta des 18sa alors que l’échographie était très rassurante, mais impossible pour moi d’être vraiment sereine

Je ne sais pas comme l’expliquer, tous les signaux sont au vert mais je ne peux m’empêcher que nous allons « payer » ce bonheur. C’est sûrement stupide mais j’ai l’impression d’avoir joué avec la nature avec la FIV (c’est vraiment idiot, la nature a déjà été plus qu’aidée pour les deux premiers…) et que nous allons avoir un retour de bâton qui expliquera les mauvais taux du premier trimestre, les saignements…

J’attendais donc avec impatience l’écho de 22sa pour être sûre. On est jamais sûr de rien mais bébé va bien, pas de malformation apparente, il bouge dans tous les sens. Il est estimé plus grand que T. qui était déjà bien plus que grand que A. Je peux donc dès maintenant revendre le naissance, ce troisième mousquetaire n’y mettra pas les pieds lui non plus.

A part ça, je vais bof. Allez j’ose me plaindre ici. J’ai un reflux beaucoup plus important que les autres grossesses, qui résiste à tous les traitements mis en place. Ce n’est pas grave, ce n’est pas grand chose, je le sais bien, mais ça me pourrit la vie et le moral. Dès le petit déjeuner j’ai cette sensation nauséeuse permanente qui me gêne dans toutes mes activités, et ça reste jusqu’au soir quand je suis allongée. Et ça me renvoie à mon petit T, qui a eu un reflux de dingue ses 5 premiers mois. Je suis adulte, je suis capable de gérer cette sensation très désagréable mais ça me renvoit à cette période très inconfortable pour lui, quand rien ne le calmait et au fait que j’ai tellement attendu avant de le traiter efficacement. La culpabilité de l’avoir laissé souffrir des semaines durant.

 

17SA, la mogette se révèle (PB)

Ce midi, consultation des 17sa et écho bonus. Nous avons un autre rendez vous la semaine prochaine pour voir le placenta (rapport au marqueur Papp-A) mais je comptais sur cette écho pour avoir une idée d’un éventuel retard de croissance et connaître le sexe de la mogette.

Alors c’est PB tout plein, bien loin de la PMA mais  c’est aussi la vie.

Depuis le début de la grossesse, mon mari et moi avons l’impression que la mogette est une fille. Sixième sens ou envie profonde après 2 garçons ? Cette grossesse est tellement différente des deux premières qui ont été en tout point identique que ça collait parfaitement. Nous avons doit choisi le prénom mais pourtant, alors que j’en étais sûre, j’avais dû mal à l’investir complètement. Et j’avais un prénom de garçon au fond de moi, au cas où.

J’ai senti la mogette bouger il y a deux nuits et rien depuis.

J’ai passé la matinée dans un état un peu bizarre, redoutant que l’écho annonce un garçon et non une fille, ayant peur de la déception. J’aime mes deux fils, j’en suis dingue, on a su dès le départ que T. serait un second garçon et ça nous a rempli de joie. Une partie de moi se fiche du sexe, l’autre aurait bien envie de vivre autre chose. Bref , j’étais dans un état second à l’arrivée dans la salle.

Et puis la magie de l’écho, sa tête, sa bouille, un petit hoquet adorable et un zizi qui pointe. Et tout d’un coup, toute cette angoisse de déception qui s’efface. Je le vois en face de moi, son prénom s’impose de lui même, je revois ses frères dans mes bras lors de leurs premiers jours et j’ai tellement hâte de le revivre avec lui. Je m’imagine carrément en maman de 3 garçons, j’en rigole même toute seule.

Il n’est plus une vague idée ou un espoir, il est lui et j’en suis pleinement heureuse.

14+6SA : La mogette et son Papp-a

Semaine dernière, vacances scolaires et journée consacrée à A. avec parc et aire de jeux. Retour à la voiture et message de la maternité sur le répondeur.

C’est marrant, le matin même je m’étais dit que j’appèlerais ma sage femme pour avoir les résultats du tri test pour être rassurée avant d’annoncer à la famille la présence de la mogette.

Un appel, ça sent pas bon…

Je rappelle angoissée du tri test mais ma sage femme me rassure de ce côté là, le résultat combiné est rassurant. Pas besoin de dpni.

Par contre, un des marqueurs, le Papp-a est trop bas. Il faut une écho à 18sa pour vérifier le placenta et vérifier la croissance de la mogette. retard de croissance, pré éclampsie et autres joyeusetés entrent dans la danse.

2 semaines sereine après l’écho T1. 2 semaines sereine depuis le début de cette grossesse. Ce bébé me prépare au prochaines 18 années…

J’essaie de rester sereine, de me dire que la prochaine écho sera rassurante et qu’on sera enfin tranquille mais ça reste dans un coin de ma tête. J’ai fait des recherches pour savoir si la PMA et les traitements ne pouvaient pas jouer sur le taux, c’est effectivement pour les FIV classiques et ICSI (transfert frais) mais pas pour les TEC. Et bien sûr la mogette est issue d’un TEC…

Bref, comme en PMA, j’attends et je parle à ma mogette pour lui dire que j’ai toute confiance en elle.

FIV ICSI 1 TEC 1 : 12+1SA, la délivrance

Ce midi avait lieu l’écho T1.

Dans la salle d’attente, je peinais à réaliser qu’après toutes ces étapes et ce premier trimestre de dingue nous étions enfin arrivé à cette échographie qui nous ouvre la voie de l’apaisement.

Quand je repense à cette période fin décembre, contractions, saignements, caillots, taux de beta pourri qui stagne. Je me dis que je suis l’histoire de chasse, l’épilogue positif que j’espérais en me noyant sur internet pendant les heures sombres de désespoir, à taper dans google « grossesse évolutive malgré saignement », « bHCG qui stagne mais grossesse évolutive »…

Bref, l’écho est parfaite, bébé dansait dans mon ventre, bras et jambes en folie. Notre mogette teste sa nouvelle maison en s’allongeant au maximum pour toucher les deux bords de l’utérus et pousse avec ses pieds pour agrandir son espace. L’hématome s’est enfin résorbé et l’accolement est parfait. Je suis sortie avec mes deux prochains rendez vous, la petite valise pleine de pub et un resto avec mon mari mon fêter ça.

Il y a deux jours, nous avons profité d’une soirée sans enfants pour nous faire un resto à 2 et au cours du repas, nous avons validé le prénom de notre mogette. L’avenir nous dira si comme pour T. notre sensation est la bonne ou s’il nous faudra trouver un autre prénom dans quelques semaines.

En attendant, je diminue enfant le provames et le progestan, j’en suis venue à ne plus voir la plaquette en peinture…