Il est né (partie 3) : Suites de couche

Voici un compte rendu plus rapide de la suite de cet accouchement incroyable !

Les ambulanciers sont arrivés quelques minutes après la naissance de T., le SAMU 5 bonnes minutes encore après. Les contractions sont revenus puissance 1000 à l’arrivée du samu pour l’expulsion du placenta. Au début, je subissais en gémissant (et en quémandant de la morphine…) et quand j’ai compris que la seule chose qui me soulagerait vraiment sera d’expulser ce placenta, je me suis assise sur le souhait du médecin du samu d’attendre l’hôpital et j’ai repris mes poussées à chaque contraction. le placenta a été expulsé dans le camion du samu sur le trajet, si bien que T. a été déclaré dans notre commune au lieu de celle de l’hôpital. 30 ans qu’il n’y avait pas eu de naissance sur place, la mairie ne savait plus comment faire !

Le séjour à la maternité a été doux et agréable, mis à part que j’ai à priori perdu pas mal de sang même si je ne m’en suis pas rendue compte. Mon hémoglobine est descendue à 8,5, mes plaquettes ont pas mal baissé donc j’ai eu droit à des prises de sang quasi tous les jours mais nous avons eu le droit de sortir à J3 sans problème.

A. a découvert « son » bébé et en est fan, je fond devant cette relation naissante.

Sinon, nous sommes dans le premier mois et chez moi c’est pas la joie. J’ai beau avoir eu un parcours PMA, avoir galéré (moins que d’autres !) pour ces deux bonhommes, je ne peux pas effacer le fait que le premier mois, les coliques et le reflux c’est juste l’enfer. Je compte les jours à rebours du calendrier de l’avent en ayant pour objectif la fin du premier mois, je pleure tous les jours de fatigue, j’implore T. à 3h du mat pour qu’il me laisse dormir un tout petit peu…

Nous sommes descendus en famille pour une semaine, je respire un peu, j’ai même pu prendre ma douche ce matin sereine pendant que T. était géré par sa mamie.

 

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Il est né (partie 2) : Récit accouchement

Je comprendrais très bien qu’on puisse passer son chemin sur cet article, je l’écris pour vous informer et pour me souvenir toujours de l’épilogue de ce parcours PMA.

Nous avons donc déménagé du 27 novembre au 1er décembre, de façon épuisante surtout les 3 premiers jours avec aller retour entre les deux maisons, chargement camion, port de cartons, montage de meubles… J’étais en pleine phase de nidification et ma seule obsession était que A. rentre à la maison avec une chambre prête à le recevoir et que la chambre de bébé soit opérationnelle avant que j’accouche pour ne pas m’en soucier après. Au prix d’une fatigue importante et d’une absence totale de raisonnabilité (ça se dit ça ?), la maison était terminée au bout de 3 jours, il ne reste que quelques cartons de cuisine à déballer.

Si bien qu’à partir de vendredi, on s’est bien demandé ce que bébé attendait pour venir ! A plus de 39SA et avec un déménagement dans les pattes, on avait pas réussi à le déloger alors comment faire ?

Dimanche 3 décembre, de 5h30 à 8h30, contractions un peu gênantes toutes les 15 minutes, je me dis « chouette, ce sera pour aujourd’hui et en plus en journée et non la nuit ! » Et puis finalement tout s’arrête. On en profite pour acheter une barrière de lit pour le nouveau grand lit de A. qui adopte en une sieste son lit de grand et oublie gigoteuse et lit à barreaux.

22h, on se couche, premier soir depuis le déménagement à un horaire correct, on bouquine, on éteint. Je ne dors pas, j’ai des contractions non douloureuses toutes les 15 minutes, je revérifie sur internet, pas de départ à la mat tant que les contractions ne sont pas toutes les 5 minutes depuis au moins une heure.

A 1h30 je me lève pour vider ma vessie (horaire habituel), j’ai un doute sur la poche des eaux mais non. Je me recouche, je décide de vérifier le délai entre les contractions qui sont toujours désagréables mais non douloureuses.

A 1h58, je retourne aux toilettes (contractions toutes les 12 à 15 minutes), je vois que ma mère m’a envoyé un mail à 1h54 disant qu’elle ne dort pas et peut venir à n’importe quel moment. Transmission de pensée ou instinct maternel de dingue, je saute sur l’occasion même si on est loin du départ à la maternité mais comme il lui faut 1h30 pour venir garder A. autant profiter de sa phase d’éveil. Donc à 2h elle me confirme avoir eu mon message et partir. Nous avons 1h30 devant nous pour nous préparer.

Je réveille mon mari en lui disant que j’ai eu ma mère et qu’on va à la mat cette nuit. Il me demande ce qu’il doit faire en attendant ma mère : se rendormir ? Il va finalement prendre sa douche pendant que je boucle la fin de mes valises. Les contractions sont toujours espacées par contre quand elles sont là elles durent moins longtemps mais sont plus intenses et m’arrêtent. Je suis obligée de me pencher en avant en soufflant. Je bénis d’avance ma future péridurale.

A 2h20 je vais voir A. dans sa chambre, il dort comme un bienheureux dans son lit de grand. Je descend au rez de chaussée, je récupère mon homéopathie pour aider la maturation du col pendant le travail, j’ouvre mon application contractions sur mon téléphone et me rend compte que le délai est passé de 12 à 15 minutes à 3 minutes ! De plus en plus intenses mais 30s de durée et en soufflant ça se gère. Mais purée, vivement la péri à la maternité !

A 2h45 mon mari charge la voiture et ouvre le portail, je me précipite aux toilettes pour me vider (glamour ! mais avec les contractions aussi rapprochées mes intestins travaillent à plein régime, enfin c’est ce que je crois). J’ai une contraction hyper douloureuse mais la position assise amplifie la douleur donc je ne m’y fie pas. Envie de pousser incroyable, je mets une main par réflexe et je sens la tête ! C’est là que je capte qu’on aura pas le temps d’aller à la maternité ! Mon mari est toujours dehors, je me dis qu’il faut que j’appelle le samu mais je suis incapable de parler pendant la contraction. J’entends mon mari dans le couloir, je lui dis d’appeler le samu, que bébé arrive. Nouvelle contraction, je pousse comme une folle. Mon mari raccroche, la contraction se calme, je lui dit d’ouvrir la porte. Il hallucine, il me demande si je veux sortir des toilettes et m’allonger mais finalement cette position presque accroupie me convient bien pour pousser. Nouvelle contraction, je pousse pour la seconde fois de toutes mes forces et la tête sort. Je regarde mon mari, je lui demande s’il faut qu’on tourne la tête ou pas comme sur un accouchement normal ou si on laisse faire, on ne sait pas, on se regarde. Je sens une nouvelle contraction, les épaules sortent, je dis à mon mari de m’aider à le réceptionner et il arrive dans mes bras. Mon mari se met à pleurer, je frotte T. comme une damnée en priant de toutes mes forces pour qu’il se mette à pleurer et qu’il soit bien vivant. Les 10 secondes les plus longues de ma vie. Et puis il respire, il pleure un peu. J’envoie mon mari chercher des torchons de cuisine propres, je colle T. à moi, il est encore relié au cordon, j’ai le placenta toujours en moi. On est tous seuls à la maison, T. dans mes bras, assise sur les toilettes, mon mari accroupi à nous regarder, A. en train de dormir dans son lit. On ne sait plus quoi faire de nous mais on va bien.

 

On a vécu les montagnes russes pour ce deuxième enfant, de la surprise d’une nouvelle grossesse sur test de huhner à la fausse couche, des IIU avec des chiffres démoralisants, de la joie prudente du succès de la dernière IIU à cet accouchement inopiné à domicile.

Il est né (partie 1)

Notre second fils est né lundi pendant la nuit.

Après 6 jours de déménagement et le premier soir avec un coucher non tardif, on se demandait comment le déloger. Si porter des cartons, monter des meubles, courir partout n’avait pas suffit, la super lune ferait elle mieux ?

Elle a fait plus que ça, elle nous a offert une naissance rocambolesque, un scénario que nous n’aurions jamais choisi et que je ne referais pas même si à postériori ce second accouchement me laisse un souvenir aussi idyllique que le premier pour des raisons complètement différentes.

On se remet tout doucement de nos émotions à la maternité, tout le monde va bien, on profite de ces premiers jours en se rappelant tout de même le parcours effectué.

Je reviendrais plus tard vous faire le récit de la venue au monde de notre petit T. (enfin petit… 3,780kg pour 52cm, adieu tous les jolis vêtements naissance que j’avais prévu vu que son frère avait eu l’amabilité de les porter pendant 1 mois !)

De ma poussière d’étoile à mon poussin

38SA hier. 38SA !!!! J’étais convaincue d’être à 37SA et quand j’ai réalisé que j’avais une semaine de plus, que mardi prochain en plein déménagement je serais à 39SA, j’ai flippé comme pas possible…

Et puis mon poussin ne m’a pas vraiment aidé. Hier soir, contractions toutes les 8 minutes à partir de 19h. Au point qu’à 22h30 j’ai décidé de me lancer dans la douche, shampoing, brushing, lissage des cheveux, vérification de l’épilation des sourcils et des jambes (le reste j’ai plus de vision actuellement…)

Finalement, malgré les contractions j’ai pu dormir toute la nuit mais ça commence à rentrer dans ma tête que bébé peut arriver quand il veut et pas seulement quand ça m’arrange !

Sauf que j’ai prévu de profiter du black friday vendredi, que ma dernière séance épilation maillot pour être nette le jour J est prévue samedi, que la signature de l’acte de vente de la maison est lundi…

 

Et puis, aujourd’hui, c’est l’anniversaire de la fausse couche, de l’aurevoir à notre poussière d’étoile. Il y a 1 an, à cette heure là, j’étais dans mon lit, roulée en boule avec les premiers comprimés de cytotec, à me demander si c’était vraiment réel, pourquoi moi…

Alors je ne veux pas de contractions ou d’accouchement aujourd’hui ou demain. Je veux pouvoir faire la part des choses entre les deux sensations, entre les deux douleurs, entre les deux « accouchements ».

Est ce que mon corps se souvient, un an après, des contractions et le revit ?

 

Cap des 36SA passé

36+5 exactement

Cap fatidique qui me permet d’accoucher dans ma maternité de niveau 1. Mais je n’ai pas l’intention d’accoucher tout de suite non plus, bébé est prévenu ! On déménage du 27 novembre au 30 novembre, on habitera à 10 minutes de la maternité au lieu de 40 minutes, donc il attend au chaud qu’on soit au bon endroit !

Congé maternité depuis 1 semaine maintenant. J’avais repoussé de 2 jours en me disant que ça se ferait les doigts dans le nez mais le fait de savoir que c’était la fin, j’ai bien morflé ces deux jours supplémentaires. Contractions, fatigue, tiraillements… Je finissais par marcher en me tenant le ventre, une vraie dinde… Le dernier jour de travail j’avais ma consultation des 35SA, le col bouge gentiment mais normal pour le terme donc ça me permet de déculpabiliser un peu de ne pas être super sérieuse.

La maison est un champ de cartons dans toutes les pièces, les étagères et les meubles sont vides, mais à côté de ça, il y a encore 3 jours ma valise maternité était au fond d’un placard et la liste vaguement rangée quelque part. Gros coup de flip jeudi, j’ai enchainé les machines et le sèche linge sur une journée et depuis, bébé aura quelque chose à se mettre s’il arrive avant l’heure que je lui ait prévue. Il me reste à m’occuper de mes affaires.

Voilà pour les nouvelles, je retourne à mes cartons et les démarches administratives de dernière minute pour que tout se passe au mieux d’ici 15 jours !

Prépa accouchement BB1 vs BB2

Hier avait lieu le début de ma prépa à l’accouchement. Le rythme de vie, le fait d’avoir fait la prépa classique et de savoir ce qui allait se passer me questionnait sur l’utilité de repartir là dedans mais avoir quelques heures consacrées entièrement à BB2 a été le déclic pour participer.

Pour A., nous avions fait la prépa classique en petit groupe, ça avait été sympa, les autres filles aussi timides que moi, des histoires pas toujours roses mais évoquées de manière très discrète qui me rappellent à chaque fois de ne pas me regarder le nombril (et pourtant c’est tellement facile vu qu’il est ressorti depuis plusieurs semaines maintenant…). Nous avions aussi fait de l’haptonomie ce qui avait été capital pour moi vu que je n’avais investi la grossesse qu’après 17sa et que j’avais beaucoup culpabilisé de ne pas m’être laissé à aimer ce bébé dès le début pour me protéger.

 

Pour bb2, pas d’haptonomie, mais il réagit tellement à mon contact que j’ai l’impression d’avoir déjà une relation privilégiée. Le cabinet de sage-femmes propose une préparation moins classique pour les femmes qui le désirent : piscine, yoga prénatal et sophrologie. Je me suis inscrite à un peu tout et hier avait lieu la première séance de sophro.

Groupe de 4 futures mamans, toutes des deuxième grossesse. Première réflexion dans ma tête : l’infertilité c’est un couple sur 6. Je suis dedans. Mais les stats, c’est que des stats. ça veut pas dire que parmi les 3 autres, il n’y en a pas 1, 2 ou 3 qui ont un parcours similaire ou douloureux. Bref, la PMA ne me quitte pas.

La séance a durer un peu moins d’une heure entre les explications, la séance en elle même, le débrieffing et le départ. Un moment hors du temps, calme, de ressourcement et d’apaisement. Pratiquant l’hypnose, j’ai retrouvé beaucoup de similarité et j’ai pu me projeter très rapidement dans un endroit agréable puisque c’est déjà ce que je fais régulièrement. Cette première séance avait pour but de détendre le corps, apprendre à éloigner le négatif et se connecter à bébé. La prochaine devrait nous mettre dans les conditions de l’accouchement. et la 3ème je ne sais plus…

Bref, ça change, c’est sympa et j’y retourne avec grand plaisir dans 1 mois.

32SA, des caries et des cartons

Quelques nouvelles d’ici !

Lundi, nous avons eu droit à notre dernière échographie officielle, l’écho des 32SA. J’avais passé le week-end à expliquer à bébé que l’idée était d’avoir la tête en bas pour que tout le monde soit tranquille et j’avais de gros doutes vu les prouesses acrobatiques qu’il réalise jour et nuit…

Mais non, Poussin a bien la tête en bas, les fesses baladeuses pendant toute l’écho, il joue avec ses pieds, c’est de la mignonitude absolue.

Je vais bien aussi, le col se ramollit mais est parfait, je peux continuer à travailler et à faire les cartons sans problème !

 

Mardi, rendez vous dentiste… J’y étais allée confiante il y a 3 semaines, heureuse de profiter de mon bon de la sécu pour un bilan pris en charge dans le cadre de la grossesse. Je ne l’avais pas fait pour A. et là, je me suis décidée.

Mauvaise nouvelle… les nausées et le reflux me valent 3 caries.  3 !!!! plus que dans toute ma vie entière ! Pour mon côté « première de la classe », chaque nouvelle carie annoncée me plongeait dans un abîme de honte ! Je savais par contre que la dentiste me proposerait un soin plus poussé sur une carie soignée par un pansement provisoire… il y a 5 ans…. donc c’est parti pour 3 séances sur le fauteuil du dentiste en 3 semaines. 1h30 de rendez vous mardi matin, la position était assez inconfortable sur la fin mais bon, j’ai un nouveau pansement provisoire en attendant l’empreinte et l’onlay. Pansement que je pense avoir déjà dégommé malgré ma grande prudence… on verra mardi prochain.

 

Et cartons ! cartons, cartons, cartons… on emballe, on fait le vide, on essaie de se préparer pour le déménagement.

Je ne sais plus si je vous l’ai dit mais je n’ai pas déclaré la PMA sur mon questionnaire d’assurance emprunt, après confirmation de ma conseillère.

Par contre, alors que j’attendais depuis 15 jours l’accord de l’assurance, je viens de recevoir un mail disant que mon dossier est incomplet… j’ai oublié de mettre la date du jour quand j’ai signé le questionnaire… encore quelques jours de perdus, ça me met en rogne…

Sur ce, je retourne à mes devis assurance habitation…